Connaissez-vous
le charme discret, mais au combien pénétrant
du pays des mouflons ?
Ici, tout vous invite à la rêverie,
entre cascade d’eau claire, forêt
de châtaigniers centenaires ou encore,
précipices vertigineux qui rappellent
en quelque sorte des allures des pics alpins.
Région fabuleuse, riche des couleurs
de la vie rurale, le massif du Caroux se
présente comme un merveilleux château
d’eau, une denrée rare, ici
en pays d’Oc. Aussi, les anciens n’ont
pas hésité à descendre
dans ces vallées taillées
depuis la nuit des temps, par des ruisseaux
et des rivières tumultueuses. Des
villages ont vu le jour, ça et là,
au détour de quelques méandres
verdoyants, refuges de la bonne terre, si
propice pour les cultures en traversiers.
Parmi les plus attachantes de ces cités
agrestes des vallées de l’Orb
et du Jaur, voici Olargues-la-Belle. Toutes
ces vieilles pierres nous apportent un besoin
d’affection nouvelle. Ne sont-elles
pas un site humain privilégié
entre le passé de cet endroit ancien
et nous ?
Des anciennes bâtisses de pierres
schisteuses semblent faire partie de la
montagne. Leur pittoresque antiquité
revêt un charme étrange que
vient renforcer la présence certaine
de l’usage des voûtes arrondies.
La carence de bois d’œuvre, l’habitude
médiévale de l’architecture
romane de la voûte en plein cintre,
explique à elle seule toutes les
arches d’arcades de ponts qui ont
été multipliées comme
à plaisir dans la contrée.
Parmi les ponts, il faut signaler la présence
du célèbre pont du Diable
d’Olargues, datant du 13ème
siècle. Pour qui possède un
œil observateur, il ne sera pas difficile
de distinguer des fragments importants d’une
ancienne muraille qui devaient encercler
le village.
C’était sans doute durant l’époque
troublée où des pillards,
qu’ils fussent routiers ou seigneurs
détrousseurs, menaçaient l’espace
d’un instant la paix des populations
paysannes et les plongeaient alors dans
une grande misère.
Accès
départ de Montpellier |
De Montpellier, empruntez l’autoroute
A9 jusqu’à Béziers,
sortie ouest. Suivre alors la N112
jusqu’à Saint-Chinian,
puis la D20 jusqu’à
Cessenon. De là, se rendre
à Veuissan par la D14. Olargues
se situe sur la D908 direction Saint-Pons.
|
Niveau:
Balade familiale et facile nécessitant
2 heures pour faire le tour du lieu.
A voir le Castellas, le village perché,
l’église paroissiale, la
chapelle rurale de Saint-Martin-de-Œufs,
exposition géologique à
l’Office de tourisme du village
et, bien sûr, le pont du Diable.
Recommandations:
Ce site est sous votre haute protection.
Soyez discret, le village est toujours
habité. |
L’église
demeure
Voilà pourquoi, lorsque la Révolution
française arriva aux portes de ce
village, les habitants se libérèrent
d’une haine accumulée depuis
des siècles et sans doute transmise
de génération en génération.
Une légende nous rapporte des faits
que peut-être l’inconscient
collectif a légèrement exagérés.
Quoiqu’il en soit, les évènements
ainsi évoqués ont sans doute
existé.
On se souvient qu’en l’an 1793
s’était déroulée
une affreuse période de l’histoire
révolutionnaire du pays occitan.
Sept prêtres de Montpellier, fuyant
devant l’intolérance révolutionnaire,
s’échappaient du pays par quelques
chemins détournés, et cela
afin de rejoindre la route d’Espagne.
Préférant l’axe des
Piémonts, non loin de la montagne
du Caroux, ces infortunés voyageurs,
en proie à la terreur, entrèrent,
de nuit, dans le village d’Olargues
pour changer d’équipage.
Alors que le cocher semblait être
sur le point de repartir, manant en guenille
surgit de l’ombre comme un beau diable.
Un rapide coup d’œil dans la
voiture, et voici que le gueux hurle à
s’en casser la voix : «Là,
là sept calotins, des calotins, citoyens
comme je vous vois, des calotins plein la
carriole ».
Aussitôt, le village baigné
dans la quiétude jusqu’ici,
est investi par une foule en colère.
Comment, des curés chez nous, alors
que la révolution fait rage ? On
nous provoque ! On veut nous humilier. Les
hommes à la soutane sont soustraits
in extremis à la colère du
petit peuple. Le maire arrive à enfermer
« les sept valets de Rome »
pour sauvegarder leur vie. Mais pas pour
longtemps.
Au petit jour, une poignée d’excités
donnent l’assaut à la mairie.
Les lieutenants de Dieu sont alors massacrés
à coups de pierre et de gourdins.
Leurs dépouilles furent ensuite jetées
du haut du pont du Diable, dans la liesse
républicaine. Tout un symbole.
Malgré cette regrettable affaire,
comme disait Napoléon : « Les
peuples passent, les trônes s’écroulent,
mais l’Eglise demeure »…
Accompagnateur
randonnée |
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Cette
rando peut être accompagnée
par un guide dîplome d'Etat
qui évoquera sur le chemin
la faune, la flore, la géologie,
l'écologie des garrigues
et contes légendes locales,
botaniques et medecine populaire...
Renseignements :
La Maison de la Randonnée St-Guilhem
Seranne
- Contac t: HUBERT BORG
- Tel : 06 14 97
51 79
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