La grande crise du Phylloxera...
Le dix neuvième siècle va donner un nouvel
essor à la viticulture languedocienne avec le
développement du chemin de fer qui va sérieusement
augmenter les exportations. Malheureusement, un autre
malheur va s'abattre sur les vignes languedociennes:
le Phylloxera. Ce petit insecte va être à
l'origine de la destruction d'une très grande
partie du vignoble de la région. Il s'attaque
aux racines de la plante obligeant l'arrachage systématique
des vignes. Ce sera finalement résolu avec l'importation
de vignes plus résistantes venant d'Amérique.
En effet l'insecte était originaire de ce continent
et les vignes cultivées en Amérique avaient
développé une résistance naturelle
à ses attaques.
Le début du vingtième siècle va
être marqué par un épisode sanglant
de l'histoire de la viticulture languedocienne. Des
mouvements de révoltes des vignerons et de certains
notables et élus locaux vont se former en réaction
de l'absence d'action du gouvernement de Clémenceau
dans la lutte contre les fraudes sur les vins. Le mouvement
a failli tourné à l'émeute et au
soulèvement général de la région
(des soldats s'étaient rangés du côté
des manifestants), ce fut la loi du 29 juin 1907 votée
à l'Assemblée qui mit fin à la
révolte. Cette loi qui venait renforcer celle
de 1905 trop imprécise va mettre fin aux pratiques
frauduleuses sur la fabrication du vin.
La seconde moitié du XXème siècle
marque un changement de la consommation du vin, les
Français consomment moins et mieux, ainsi les
vins du languedoc vont s'affiner pour devenir des vins
de grande qualité. Dans les années 80,
les vins de l'Hérault se voient attribuer les
Appellations d'Origine Contrôlée (A.O.C)
de Saint Chinian, Clairette du Languedoc, Minervois,
Coteaux du Languedoc et Faugères.
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